Le taux de chômage au plus bas depuis onze ans


13 février 2020 - 711 vues

Des chiffres qui confirment l'embellie sur le front de l'emploi observée tout au long de l'année. Le taux de chômage a atteint son plus bas niveau depuis fin 2008, selon les chiffres publiés par l'Insee ce jeudi. Au quatrième trimestre 2019, ce taux a nettement baissé de 0,4 point, pour s'établir à 8,1 % de la population active. La France (hors Mayotte) compte 2,424 millions de chômeurs, c'est-à-dire de demandeurs d'emploi en catégorie A, soit 85 000 de moins sur le trimestre.

Un recul de 0,7 point sur un an

Sur une année complète, ce taux de chômage, mesuré selon les normes du Bureau international du travail (BIT), est en recul de 0,7 point. L'Insee a aussi révisé son chiffre du 3e trimestre de 8,6 à 8,5 %.
Conséquence des fortes créations d'emplois (+210 000 dans le privé en 2019), l'institut note également que ce taux de chômage diminue de façon nette (-0,5 point) pour deux catégories : les personnes de 25 à 49 ans et les 50 ans et plus, mais il augmente chez les 15-24 ans (+ 0,7 point) où il atteint encore 20 %.

Enfin, la baisse du chômage sur une année entière est plus marquée chez les femmes (-0,8 point) que chez les hommes (-0,4 point). Pour le chômage de longue durée (depuis au moins un an), le taux baisse de 0,2 point sur le trimestre et de 0,4 point sur un an. Cela représente encore 965 000 chômeurs.

Une hausse du "halo autour du chômage"

Le taux d'emploi, c'est-à-dire la proportion des 15-64 ans qui travaillent, augmente de 0,7 point sur le trimestre et de 0,4 point sur un an à 65,9 %. Le taux d'activité, soit la part des 15-64 ans qui travaillent ou sont au chômage, augmente, lui, de 0,4 point à 71,8 % et est quasi stable sur un an. La part du sous-emploi, c'est-à-dire des personnes qui souhaitent travailler davantage, comme des employés à temps partiel, est de 5,3 %, en recul sur un an de 0,5 point.

Le « halo autour du chômage » est, lui, en hausse. Ces personnes qui souhaitent travailler mais qui ne sont pas comptabilisées, parce qu'elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement, ont vu leur nombre augmenter de 59 000 individus, à 1,7 million.

Des différences entre les chiffres de l'Insee et de Pôle emploi

Ces chiffres varient légèrement de ceux diffusés dès janvier par Pôle emploi et portant eux aussi sur le dernier trimestre de 2019. Les deux organismes n'emploient pas la même méthode de calcul.

L'Insee sonde chaque trimestre 110 000 personnes de plus de 15 ans. Sont considérés comme chômeurs ceux qui réunissent trois critères : ne pas avoir eu d'activité rémunérée au cours d'une semaine de référence, être disponible pour occuper un emploi dans les 15 jours et avoir recherché activement un emploi dans le mois précédent (ou en avoir trouvé un commençant dans moins de trois mois). De son côté, Pôle emploi se base sur les données contenues dans ses fichiers. Ils recensent les personnes inscrites et celles qui en sortent pour diverses raisons (emploi retrouvé, pas de réactualisation, formation…).

 

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