La drôle de lune de miel d’un couple confiné sur une île paradisiaque aux Maldives


07 avril 2020 - 1784 vues

La mer à perte de vue, des poissons multicolores qui dansent autour de vous à chaque plongée et un personnel aux petits soins pour vous et vous seuls... N'est-ce pas la lune de miel rêvée en ces temps de confinement parfois en famille dans de petits appartements ? C'est la belle histoire qui est arrivée à Olivia et Raul De Freitas, confinés dans un complexe cinq étoiles aux Maldives... jusqu'à la parution de l'article dans le «New York Times». Les deux amoureux tout juste mariés débarquent au paradis -le Cinnamon Velifushi Maldives à 750 dollars la nuit- le 22 mars dernier, pour un séjour de six jours. Bien sûr, ils avaient déjà entendu parler de l'épidémie de coronavirus qui forçait déjà de nombreux pays à confiner leurs citoyens. Mais leur agent de voyage restait confiant et l'amour est plus fort que la raison, surtout quelques jours après avoir échangé ses voeux...

Mais Kafka allait entrer dans la danse. Quelques jours après leur arrivée, ils sont informés que les aéroports sud-africains allaient fermer le lendemain. Les amants évaluent vite la situation -même avec trois escales et de la chance à l'aéroport, impossible de rentrer à temps. Tous les clients du resort sont progressivement partis, si bien que les De Freitas sont devenus les derniers touristes encore présents. Ils ont un temps envisagé de faire le trajet d'une heure et demie en hors-bord vers l'île principale Malé et de tenter leur chance à l'aéroport. Mais les Maldives ont aussi confiné l'île principale et l'aéroport si bien qu'aucun voyageur étranger ne peut plus arriver... ou prendre un avion.

La date de leur retour est toujours inconnue

Alors, à partir de dimanche dernier, Olivia et Raul sont devenus les Robinson Crusoe du luxe, passant leur journée entre farniente, plongée et repas surréalistes. Le personnel du complexe est resté sur place car - règle gouvernementale oblige - aucun Maldivien ne peut quitter les resort avant d'avoir été mis en quarantaine après le départ de ses derniers invités. Et ils ont été aux petits soins. Leur «garçon de chambre» venait les voir cinq fois par jour et l'équipe de restauration leur a préparé un dîner aux chandelles élaboré sur la plage, raconte le «New York Times». Mieux, tous les soirs, des artistes faisaient un spectacle juste pour eux dans le restaurant du complexe qui peut contenir jusqu'à 180 couverts.

Au petit-déjeuner, ils pouvaient compter sur la présence absurde de neuf serveurs qui remplissaient à tour de rôle leurs verres d'eau après chaque gorgée. L'instructeur de plongée les suppliait de faire de la plongée avec tuba chaque fois qu'ils le croisaient et Raul participait à des matchs de football avec le personnel l'après-midi. Bien sûr tout cela avait un coût et chaque jour passé au paradis augmentait la facture...

La parution de l'article dans le «New York Times» a fait son effet. Comme par enchantement, l'ambassade sud-africaine a trouvé une solution. Le couple a quitté leur île après avoir longuement et chaleureusement remercié le personnel. Direction ? Un autre complexe cinq étoiles où des touristes sud-africains sont déjà regroupés - et le séjour sera en grande partie payé. Mais la date de leur retour chez eux est toujours inconnue. Le personnel du resort, lui, a été mis en quarantaine quatorze jours...

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