Jumbo l'hippopotame reste dans son cirque, pour l'instant


20 novembre 2019 - 442 vues

Jumbo, un hippopotame de 35 ans, reste pour l'instant dans le cirque Muller, selon une décision du tribunal administratif de Grenoble rendue mardi qui a débouté l'association de défense des animaux One Voice. L'association, qui a annoncé à l'AFP faire appel, avait demandé d'une part l'annulation de l'arrêté du préfet de la Drôme autorisant depuis 2008 la présentation de l'animal au public et d'autre part son transfert dans un sanctuaire ou parc zoologique. "On n'est pas étonné de cette décision", a réagi Muriel Arnal, présidente de One Voice.

Le tribunal a suivi la rapporteure, qui avait estimé à l'audience fin octobre que le cirque respectait la législation en vigueur. Elle "s'est basée sur un unique contrôle en 2017 alors qu'il doit y en avoir tous les ans, et comme tous les contrôles d'animaux captifs dans les cirques, il dit que tout va bien", a estimé Mme Arnal.

Le cirque Muller doit comparaître devant le tribunal correctionnel

"Il va falloir à un moment que les services vétérinaires rendent des comptes", a affirmé la présidente de One Voice. "Dans les tribunaux, c'est toujours difficile, on a le public avec nous, pas encore les magistrats, mais ça va venir", a-t-elle ajouté. L'association avait, elle, fait valoir que Jumbo n'était exploité dans aucun spectacle du cirque, que sa piscine extérieure "dont il a besoin pour soulager ses articulations" n'était pas déployée et que "d'autres non conformités ont été démontrées dans ce dossier et peuvent lui occasionner des souffrances". "Il est urgent de l'extraire de ces conditions délétères", avait plaidé Me Arielle Moreau.

Parallèlement à son action devant la justice administrative, One Voice avait déposé plainte au pénal. Le parquet de Valence a mandaté des agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui ont constaté des points de non conformité. Le cirque Muller doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Valence le 29 novembre pour "mauvais traitements" et "maintien d'un animal dans un habitat, environnement ou installation pouvant être cause de souffrance".

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