Une tortue géante que l’on pensait éteinte découverte aux Galapagos

20 février 2019 - 434 vues

Un spécimen vivant d’une tortue géante que l’on pensait éteinte depuis plus d’un siècle a été découvert dans l’archipel équatorien des Galapagos, a annoncé mardi le ministre de l’Environnement, Marcelo Mata.

Une femelle adulte appartenant à l’espèce Chelonoidis Phantasticus a été trouvée sur l’île de Fernandina pendant une expédition organisée par le Parc national des Galapagos et l’organisation environnementale américaine Galapagos Conservancy, a tweeté le ministre sans plus de précisions.

Une femelle adulte

La tortue géante Chelonoidis Phantasticus est endémique de Fernandina, une île inhabitée des Galapagos, archipel volcanique du Pacifique célèbre pour sa faune et sa flore uniques au monde. Cette espèce était toutefois considérée comme éteinte, à l’instar de la Chelonoidis spp de l’île Santa Fe et de la Chelonoidis abigdoni de l’île Pinta.

En 2015, l’Equateur avait annoncé la découverte d’une nouvelle espèce de tortue aux Galapagos, baptisée Chelonoidis donfaustoi en l’honneur de Fausto Llerena, qui fut le soigneur du célèbre "George le solitaire". Ce dernier, ultime spécimen de Chelonoidis abigdoni, était mort en captivité en 2012 à un âge estimé à 90 ans après avoir refusé de s’assurer une descendance en s’accouplant avec des femelles d’espèces apparentées.

Une longévité exceptionnelle

Les Galapagos sont situées à plus de 1 000 km au large du continent sud-américain et sont classées au Patrimoine mondial de l’Unesco. C’est après avoir visité ces îles dans sa jeunesse que le naturaliste britannique Charles Darwin conçut sa théorie de l’évolution au XIXe siècle.

Quinze espèces de tortues géantes ont été recensées dans l’archipel, y compris celles considérées comme éteintes. Les scientifiques considèrent qu’elles sont arrivées sur place il y a trois ou quatre millions d’années et qu’elles ont été dispersées par les courants marins, créant des espèces différentes adaptées aux habitats des différentes îles.

Les tortues des Galapagos doivent leur longévité exceptionnelle à une capacité génétique permettant de réparer l’ADN, selon les scientifiques.

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