En Norvège, il existe une ville où il est interdit de mourir

12 mars 2018 - 1021 vues

La devise de la ville de Longyearbyen, la capitale de l'archipel de Svalbard, au nord de la Norvège, est "unique, sûre et créative." Des adjectifs qu'elle porte plutôt bien. En effet, les lois de cette commune de 2 144 habitants, selon un recensement de 2015, sont pour le moins originales. Il y est notamment interdit de mourir, rapporte un article repris par Slate.fr.

Les chats, la perte d'emploi sont aussi interdits

Si les touristes sont les bienvenues, "les chats sont interdits pour préserver les volatiles de la région, il est obligatoire d'enlever ses chaussures avant d'entrer dans le moindre bâtiment, et l'alcool est rationné", liste le site français. La ville, qui n'accepte pas de nouveaux administrés, chasse également les personnes qui perdent leur emploi. "Pour les autorités locales, au vu des conditions de vie extrêmement délicates sur place, il est fondamental que chaque personne soit capable de subvenir à ses propres besoins". Quant à l'interdiction la plus étrange – celle de mourir –, elle s'explique par une troublante raison climatique. 

Ici, les corps ne se décomposent pas 

Situé tout près du pôle Nord, Longyearbyen connait des températures la plupart du temps négatives. Résultat : les cadavres ne se décomposent pas dans le sol, gelé en permanence. Pour cette raison, la mairie a interdit à ses administrés de mourir dans la ville dès les années 50.

Aucune maison de retraite, pas de naissance

"Les personnes en phase terminale sont automatiquement transférées jusqu'à Oslo", la capitale norvégienne, à 2 000 km de là. "La ville ne possède aucune maison de retraite et aucun service de gériatrie", poursuit le site, ajoutant qu'il est toutefois possible pour les résidents de faire transférer leurs cendres au cimetière de Longyearbyen. Les naissances, elles, ne sont guère possibles non plus : "En raison de l'absence d'hôpital, les femmes enceintes sont transférées sur le continent des semaines avant le terme annoncé de leur grossesse et elles ne reviennent dans la ville que des semaines après la naissance, une fois la santé de leur enfant stabilisée".

Reste à savoir si le réchauffement n'aura pas raison de la particularité de la commune.

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