Deux phoques retrouvés décapités, la gendarmerie lance un appel à témoins


25 avril 2019 - 748 vues

La gendarmerie maritime de Concarneau (Finistère) est à la recherche de témoignages après la découverte, ces derniers mois, d’une tête et deux corps de phoques à Concarneau et à Trégunc. « Les phoques ont été décapités volontairement à l’aide d’un objet tranchant », précise Gautier Paris, le directeur d’enquête.

Des phoques de la baie de la Forêt

Tout commence par la découverte, à la mi-février 2019, d’une tête de phoque accrochée à un cordage, au bout de la digue du port de plaisance de Concarneau. « La tête était immergée », explique Gautier Paris. Dimanche 10 mars, le corps de l’animal, « en état de putréfaction avancée », est retrouvé par un promeneur dans l’anse du Cabellou.

Lundi 18 mars, une promeneuse découvre un autre corps, dans un état de décomposition moins avancée, sur une plage de Trégunc, près de Pendruc. « Avec des traces de décapitation similaires à ceux du premier corps », souligne Gautier Paris. Les phoques tués sont d’une espèce que l’on trouve dans la baie de la Forêt.

Des cas similaires en 2018 dans le Pas-de-Calais

Selon le directeur d’enquête de la gendarmerie maritime, le ou les auteurs des faits sont vraisemblablement « proches du monde de la mer. Il peut s’agir de pêcheurs ou de plaisanciers qui ont pris un phoque dans leurs filets ».

Mais pour lui, rien ne justifie les « actes de barbarie » perpétrés. Il rappelle que l’on se trouve dans un cas « de destruction non autorisée d’espèces animales protégées », et qu’il s’agit d’un « délit », dont la peine minimale est une amende de 3 750 €. Le parquet a été saisi.

Des cas similaires de décapitation de phoques ont déjà eu lieu, au printemps 2018, à Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais.

La gendarmerie maritime de Concarneau lance un appel à témoins afin de faire avancer l’enquête. Vous pouvez appeler au 02 98 50 77 35 ou envoyer un mail à l’adresse suivante : bgmarp601.concarneau@gendarmerie.defense.gouv.fr

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